De terribles conséquences...

 
Bonjour les amis,

C’est encore Vacoa. Maman m’a dit qu’il fallait que je raconte moi-même notre bêtise.

Maintenant, je peux, parce que c’est passé. Passé, ça veut dire que ça n’est plus vrai maintenant, mais que ça a des conséquences qui se voient maintenant. Micky, il dit que les conséquences sont bonnes ou mauvaises, mais qu’elles commencent dans le maintenant du passé. Et papa, il dit que, quand je raconte, c’est comme si je ramenais le passé maintenant pour qu’on puisse être tous présents en même temps… comme maintenant !  
J’ai pas tout compris, mais je raconte.


 Avec papa, on s’est un petit peu sauvé.
C’était quand il y avait du feu dans le poêle. Il faisait froid juste comme on aime, et presque beau. Je dis presque parce qu’il a plu très fort, la nuit.

Papa, il saute très haut, et moi je sais très bien escalader la clôture comme le petit singe que j’ai vu sur l’ordinateur de Ele, alors on est partis en cachette quand le soleil était au milieu du ciel et on a couru derrière les chevreuils très longtemps. On a aussi reniflé le terrier de monsieur Blaireau, dans les phosphatières : c’était drôle et un petit peu dangereux… Papa, il était tout rouge parce qu’il creusait dans la terre, mais moi, je suis prudente. Maman m’a dit de ne jamais m’enfiler dans les trous : on peut y rester coincé. Pour ça, je crois maman, et je l’ai dit à papa, alors on est repartis chercher des chevreuils.
Et il a fait nuit.
Et il a plu très très fort, mais papa il a trouvé un abri dans une cazelle et on a dormi bien collés pour avoir chaud.
Et quand le soleil est revenu, le matin, papa a dit qu’il fallait rentrer mais la pluie avait mangé les odeurs. Je crois que papa était un peu perdu, mais je suis restée toujours bien près de lui, même quand on a traversé des routes et sauté des grillages. J’ai confiance en mon papa !

On s’est fait gronder dans une maison, le chien-gardien ne voulait pas de nous et on s’est sauvé très vite.
Quand le soleil était un peu loin après le milieu du ciel, un monsieur nous a pris en photo sur une route, et puis après, une gentille dame nous a vu dans le bois. Elle s’est arrêtée et nous a appelés, mais papa m’a dit d’être prudente et d’attendre sans m’approcher, à l’écart, et la dame nous a dit qu’elle téléphonait à Ele et elle est restée garée au bord de la route pour que Ele nous retrouve facilement.

On était tellement contents quand on a entendu la voiture Berlingo ! Et Ele, elle a beaucoup remercié la dame et ne nous a pas grondé. (NdR : ils sont quand même partis 26 heures...)     
 
Maman, elle ne savait pas s’il fallait nous gronder ou nous faire des bisous alors elle a fait les deux, et Micky aussi. Elle nous a dit qu’elle avait été inquiète et qu’elle nous avait appelé en modulant, et que Ele avait passé des annonces avec nos photos sur l’ordinateur. C’est comme ça que le monsieur et la gentille dame Evelyne ont su que c’était nous, et que Ele nous cherchait.

 
Maman, elle a entendu Ele dire qu’on était sur la route de chez monsieur Boucher qui nous donne la bonne viande et les os. Elle nous a expliqué aussi qu’il y aurait des conséquences terribles : Ele a commandé du grillage et du bois pour remonter la clôture, et du tissu vert pour que je ne puisse plus grimper.
Maintenant d’aujourd’hui, c’est fait, et moi, je dis : c’est très laid. Ele va mettre la photo.  
Maintenant du passé, j’ai promis avec papa qu’on ne partira plus si loin parce que moi, j’ai eu très peur de ne pas retrouver Ele, (papa aussi, mais il n’a pas voulu le dire) mais il ne faut pas nous priver de liberté.
Et pis tout ça c’est de la faute des chevreuils ! Et de monsieur Blaireau ! Ils nous narguent dans la truffière ! (Soupir du rédacteur)
Bon, ça n’est pas tout à fait vrai… Maman dit toujours qu’il ne faut pas accuser les autres de nos propres manquements, même quand la tentation est grande.
Maman, elle est sage, mais papa, il est drôle ! J’aime beaucoup mon papa…
 
Maintenant, il y a des feuilles toutes vertes et toutes douces, et plein de fleurs qui sentent bon, mais on ne peut plus se sauver…
Micky, il me répète que c’est maintenant qu’on prépare demain… mais demain n’est pas encore là, maintenant il pleut et je m’endors sur les pieds de Ele pour que mes rêves soient beaux…

Que vos rêves soient beaux, à vous aussi !  



 
 

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